Keynote : Les effets psychologiques des médias modernes


azimuth:0.000000||elevation:0.000000||horizon:0.000000Keynote du jeudi 6 juin : Ciaràn McMahon, psychologue, spécialisé dans la cyber-psychologie et les médias sociaux.

Blog, recherche sur facebook : http://www.ciaranmcmahon.ie/psychbook/

Blog sur l’utilisation politique des médias sociaux : Candidate.ie

Eléments psychologiques : en ligne, les individus sont moins inhibés qu’en face d’autrui. Moins de barrières psychologiques. Facilité de se livrer, mais aussi radicalisations possibles. Quelques conséquences et questions :

  • moins de conscience de l’identité (ex. utilisation d’autres identités)
  • décalage des échanges : par d’immédiateté (synchronicité). La temporalité n’est pas la même que dans la « vraie » vie
  • notion d’ « introjection solipsiste », construction d’une image mentale lors de l’identification à un personnage (dans un roman p.ex). Ce processus fonctionne également dans les interactions du web, p.ex. dans les réseaux sociaux. Dérives possibles : le respect de l’autre n’est pas le même dans le monde virtuel (ex. commentaires dans les blogs)
  • rapport à la nouveauté : besoin d’avoir la sensation de découverte tout en restant familier à l’environnement. (ex. raison pour laquelle les interfaces changent régulièrement).
  • notion de téléprésence : recherches visant à faire diminuer la médiation de l’informatique. L’informatique et les développeurs travaillent pour augmenter l’illusion de la proximité, de l’immédiateté.
  • y a-t-il une « double réalité » ? Lorsque nous rencontrons des personnes avec lesquelles nous avons communiqué en ligne, parlons-nous des éléments échangés lors de la dernière rencontre physique ou parlons-nous des éléments échangés en ligne ? (recherche à mener…)
  • y a-t-il un transfert des compétences virtuelles dans le monde réel ? (ex. un leader dans un jeu vidéo en ligne développe-t-il des compétences de leadership dans son environnement ?)

Recherches divergentes : internet développe-t-il de nouvelles manières d’être ou n’est-il que le reflet de nos comportements « réels ». Conviction de McMahon : cela forge de nouvelles réalités.

  • les émotions passent difficilement dans la communication textuelle (ex. utilisation des émoticons pour contourner ce handicap)
  • la communication non verbale est inexistante et cela renforce les émotions (puisqu’elles ne sont pas régulées par la présence de l’autre)

Etre en ligne, c’est entrer dans un nouvel espace de réalité (spatio-temporel). Les relations ne sont pas les mêmes que dans la « vraie vie » (ex. échanges exacerbés dans les réseaux sociaux)

L’espace vitrtuel est, comme notre propre identité, une « illusion » faite de projections. D’un point de vue éthique, de nouvelles questions surgissent : p.ex. quelles sont les nouvelles exclusions générées par ces technologies ? Nous ne pouvons plus échapper aux nouvelles technologies, quels sont les éléments de cette « immersion permanente » qui redéfinissent notre identité ? P.ex. en lien avec des dépendances.

Quelques questions connexes :

  • quid des identités multiples ? Lorsque nous existons avec différents avatars sur le web. (ex. volonté de certains gouvernements d’imposer une identité unique sur le web).
  • quid des identités collectives ? Des groupes qui se constituent en ligne ? (p.ex groupes soutien de maladies rares ou groupes de radicalisation idéologique)
  • quid de l’anonymat (que nous revendiquons pour nous) et de la transparence (que nous revendiquons pour les « terroristes ») ?

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